Profil

  • : Varen
  • La Crypte Des Poèmes.
  • : Homme
  • : 24/03/1988
  • : poésie poème noir sombre crypte
  • : Simplement un mec de 21 piges qui adore la poésie et la musique... Bienvenue dans mon monde...

Catégories

Derniers Commentaires

Recommander

overblog

Mortuaire

Dimanche 1 mars 2009 7 01 /03 /2009 15:22
Le soleil vient de se lever,
Et les canons grondent encore.
Voilà trois jours qu'ils ne se sont pas arretés,
Ne laissant derrière eux que des morts.

Je pense à toi...

Ici les hommes meurent de faim.
Ils semblent transformés.
J'en ai même du mal à reconnaître mon voisin,
Je ne vois plus que des squelettes affâmés.

Je ne pourrai jamais oublier çà...

Je voudrai pouvoir me réveiller,
Une fois pour toute, en finir.
Me retrouver à tes cotés,
Mais au front, seuls les morts peuvent dormir.

Ne pleurs pas...

Certains disent que la guerre s'achève,
Vu d'ici, il y a de quoi en douter.
Et même si cela reste le plus beau de mes rêves,
Je ne sais si j'en reviendrai.

Ne m'attends pas...
Par Varen - Publié dans : Mortuaire
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 9 décembre 2008 2 09 /12 /2008 00:49



Depuis ma naissance,

Et durant mon enfance,

Une question m’occupe l’esprit.

Qui je suis ?

 

Quelle est ma mission ?

Quelle est ma destination ?

Ici, maintenant, pourquoi ?

La réponse, je ne l’ai pas.

 

Une voix résonne dans ma tête,

Je voudrais tellement qu’elle s’arrête.

Mais j’ai beau tenter de l’ignorer,

Je ne peux m’empêcher de l’écouter.

 

«Tu sais qui tu es»

 

Comme une perte de mémoire,

Mon esprit est dans le noir.

Je vois la nuit, je vois le jour,

Je vois des corps qui m’entourent.

 

Quand je cherche plus profond,

J’entends le rugissement des canons.

Des gens qui crient, des gens qui pleurent.

Des gens qui fuient, des gens qui meurent.

 

La voix toujours résonne,

Son oppression m’assomme.

Dois-je vraiment me rappeler ?

Ou serait-il mieux d’oublier ?

 

 «Tu sais qui tu es»

 

Je me vois au milieu d’une guerre.

Je me vois laissant libre cours à ma haine et ma colère.

Je me vois armé.

Et cette voix qui a changé.

 

«Tu sais qui tuer»

Par Varen - Publié dans : Mortuaire
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 8 décembre 2008 1 08 /12 /2008 00:41


Marchant au milieu des corps,

Il tremble.

Mais malgré ses efforts,

Tout se ressemble.

 

A droite, à gauche, partout.

Il ne sait plus où regarder.

Ces visions le rendent fou,

Personne n’a pu en réchapper.

 

Des images lui reviennent,

Pleines de souffrance.

Un excès de haine,

Suivi d’une vague de violence.

 

Il comprend à présent,

Que c’est terminé.

Rien ne sera comme avant,

Il ne peut changer ce qu’il a fait.

 

Avançant, il laisse tomber son arme,

Ses yeux s’écarquillent.

Le long de ses joues coulent les larmes,

Il vient de tuer sa famille.

Par Varen - Publié dans : Mortuaire
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Samedi 6 décembre 2008 6 06 /12 /2008 00:09


Une goutte vient de tomber,

Dans une flaque à peine formée.

Pourtant elle ne va jamais partir,

Les hommes ne laissent pas la source se tarir.

 

Faite de violence et d’affrontements,

Faite des pleurs des enfants.

Seul reste la petite flaque,

Attendant une prochaine attaque.

 

Au milieu des corps mutilés rien ne bouge,

A part peut être la lune rouge.

Reflet descendant lentement,

Dans cette petite flaque….de sang.

 

 

Par Varen - Publié dans : Mortuaire
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 1 septembre 2008 1 01 /09 /2008 14:32
Ca fait comme un éclair,
Qui vient nous foudroyer.
Une descente aux Enfers,
Qui ne semble pas s’arrêter.
 
Je ne ressens plus rien,
Je viens de réaliser,
Que pour moi c’est la fin.
Je ne pourrais plus jamais t’aimer.
 
Je suis mort.
J’ai senti mon cœur s’arrêter.
Je suis mort.
Je l’ai senti se glacer.
Et même si je bouge encore,
Je le sens qui durcit.
Je ne sais si il est mort,
Mais le moindre sentiment est parti.
 
Mon cœur s’est arrêté pour toi,
Car il t’était destiné.
Mais je suis sûr qu’il t’attendra,
Même si ce doit être une éternité.
 
Aurais-je vendu mon âme au Diable ?
Pour ne plus rien ressentir.
Je voudrais m’allonger sur le sable,
Et me laisser mourir.
 
Je suis mort.
J’ai senti mon cœur s’arrêter.
Je suis mort.
Je l’ai senti se glacer.
Et même si je bouge encore,
Je le sens qui durcit.
Je ne sais si il est mort,
Mais le moindre sentiment est parti.
 
Je sens une dernière flamme,
Brûler tout au fond de moi.
Une dernière parcelle de mon âme,
Peut être celle qui brûlait autrefois pour toi.
 
Mais le temps s’est arrêté,
Plus rien ne bouge autours de moi.
Je n’ai plus l’impression d’exister,
C’est peut être mieux comme ça.
 
Je suis mort.
J’ai senti mon cœur s’arrêter.
Je suis mort.
Je l’ai senti se glacer.
Et même si je bouge encore,
Je le sens qui durcit.
Je ne sais si il est mort,
Mais le moindre sentiment est parti.
 
Crois moi, je t’attendrai,
Tout le temps qu’il faudra.
C’est peut-être désespéré,
Mais je n’abandonnerai pas.
Par Varen - Publié dans : Mortuaire
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus